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Primes à la rénovation : des ajustements pour les projets déjà engagés

Primes à la rénovation : des ajustements pour les projets déjà engagés

Vous souvenez-vous ? 

En février 2025, le régime wallon des primes à la rénovation avait été réformé, avec la mise en place de nouvelles conditions pour les ménages ayant des travaux en cours ou en préparation ; Le Gouvernement wallon avait prévu que les ménages puissent conserver le bénéfice des anciennes conditions, à condition notamment d’avoir versé un acompte d’au moins 20 %.

Cette condition vient désormais d’être supprimée

Pour bénéficier des anciennes conditions, les ménages concernés devront simplement pouvoir présenter un devis daté et signé avant le 14 février 2025. Ils auront ensuite jusqu’au 30 septembre 2027 pour finaliser leurs travaux et introduire leur demande de prime.

À retenir

  • Le devis doit avoir été signé avant le 14 février 2025 ;
  • l’acompte de 20 % n’est plus exigé ;
  • les travaux devront être finalisés et la demande de prime introduite au plus tard le 30 septembre 2027 ;
  • les personnes dont une demande de maintien a été déclarée irrecevable pourront également introduire une demande sous l’ancien régime, si elles remplissent les conditions prévues ;
  • pour les Rénopack, les dossiers immatriculés avant le 14 février 2025 restent soumis aux anciennes conditions. Les dossiers introduits à partir de cette date relèvent du régime temporaire.

Et pour le régime temporaire ?

Le régime temporaire instauré en février 2025 reste inchangé. Les travaux et demandes relevant de ce régime devront être finalisés au plus tard le 30 septembre 2026.

À partir du 1er octobre 2026, un nouveau régime de soutien à la rénovation entrera en vigueur.

Aides à la rénovation : un nouveau régime dès le 1er octobre 2026

À partir du 1er octobre 2026, la Wallonie met en place un nouveau régime d’aide à la rénovation. Les aides régionales prendront principalement la forme de prêts, dont les conditions seront adaptées aux revenus des ménages.

  • Quels logements seront éligibles aux primes ? 

Le dispositif vise en priorité les logements les moins performants énergétiquement (PEB E, F ou G) et encourage un « saut de label » PEB :

  • Les logements classés G ou F devront viser au minimum le label D ;
  • Les logements classés E devront viser au minimum le label C.

Quel montant et comment ? 

Le nouveau régime reposera sur deux produits déjà bien connus en Wallonie : le Rénopack et le Rénoprêt.

  1. Le Rénopack est un prêt à taux zéro assorti, selon les revenus du ménage, d’une réduction du montant à rembourser. Il sera accessible aux propriétaires relevant des catégories de revenus C1, C2 et C3. Le bénéficiaire devra être titulaire d’un droit réel sur le logement et s’engager à l’occuper au plus tard dans les 24 mois suivant l’octroi du prêt.
  2. Le Rénoprêt est, quant à lui, un prêt à taux zéro ou à taux préférentiel par rapport aux conditions de marché (banques), déterminé en fonction de la nature des travaux (adaptation au handicap, inondation…), du profil du demandeur et de sa catégorie de revenus. Il sera notamment accessible aux ménages de catégorie C4, aux propriétaires-bailleurs et aux associations de copropriétaires.

Le montant maximal pouvant être emprunté pour une maison unifamiliale sera porté à 75.000 €.

Pour les appartements et les copropriétés, des financements spécifiques sont également prévus.

Le financement sera calculé globalement sur l’ensemble des travaux éligibles du projet de rénovation, et non plus séparément pour chaque poste.

Les multipropriétaires ne pourront pas bénéficier du Rénopack.

Catégorie de revenusTaux du prêtRéduction du montant à rembourser
C1 : Jusqu’à 28 900 €0 %50 %
C2 : De 28 900,01 € à 41 100 €0 %40 %
C3 : De 41 100,01 € à 67 100 €0 %15 %
C4 : De 67 100,01 € à 122 800 €Variable0 %

Une réduction de 5.000 € par personne à charge sera également appliquée au montant des revenus imposables.
Majoration de 5 % comprise pour l’utilisation d’écomatériaux.

Un audit logement préalable sera obligatoire et permettra d’identifier les travaux nécessaires en matière de performance énergétique, mais aussi de sécurité et de salubrité. Cet audit devra avoir été réalisé ou actualisé au maximum un an avant la demande.